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Le 23-10-2018

Comment conserver la neige d’un hiver à l’autre ?

Face à des précipitations incertaines et un froid hésitant qui peuvent freiner la production de neige de culture, une nouvelle approche du début de saison se développe : le snowfarming. Ou l’art de conserver la neige en lui faisant traverser les chaleurs de l’été ! Un nombre de plus en plus important de domaines skiables se lancent. Tour d’horizon et premiers retours d’expérience.

Sciure ou isolant et bâche : deux techniques au coude à coude
Les premières expérimentations conduites à Davos avaient comparé deux solutions de conservation de la neige : une couverture sous sciure et une couverture sous bâches. Nicolas Michaud, directeur du Centre National d’Entraînement de Ski Nordique à Prémanon a opté depuis plusieurs années pour la première technique tandis que Courchevel expérimente cet hiver la seconde en recouvrant la neige d’isolants polystyrène puis de bâches.

Question durabilité : stockage en tas ou en fosse ?
L’emplacement mais également la forme du stockage influencent en effet la perte de volume de neige recyclée. Plus la taille du monticule est importante, meilleure est sa conservation avec des fontes limitées à plus ou moins 20 %.

Avantage clientèle et garantie compétition !
Aujourd’hui réclamé - voire imposé dans certains cas - par les instances des compétitions nordiques, le recours au snowfarming apporte une évidente sécurité à la pratique de la glisse. La Clusaz, reconnaît avoir récemment sauvé la Coupe du monde en comblant les manques en neige de culture à hauteur de 3 000 m3 .
Des athlètes qui peuvent s’entrainer plus tôt, de la neige assurée pour les évènements en début de saison, une ouverture plus sereine et un avantage clientèle indéniable… Le snowfarming serait-il alors une garantie neige ?

Retrouvez tous les témoignages et les analyses des stations qui utilisent le snowfarming dans le dossier du K Info N°58 de octobre 2018